
© A.L./Malango
Désormais, les politiques vont pouvoir connaître leur aura grâce aux sondages made by SH.C, pour Sophie Huvet Consulting, du nom de l'ancienne salariée de Luvy Ogilvy qui a décidé de tracer sa route : « je réponds aux missions qui me sont confiées, en travaillant dans différentes structures sur la formation à la communication dans la mise en place de modules, de procédures-clé, mais j'ai surtout décidé de lancer les premières enquêtes et sondages à Mayotte ». Elle travaille là encore sur commande, sur des questions particulières, avec des résultats personnalisés.
Dans le cadre de l'actualité de l'année, riche en matière de sondages nationaux, SH.C a décidé de commercialiser le 1er sondage d'opinion sur les intentions de vote aux législatives à Mayotte. En se donnant des gardes fous, un peu plus qu'ailleurs. « Nous avons fait du porte à porte avec mes 6 enquêteurs, dans tous les villages de Mayotte : nous ne pouvons pas travailler par téléphone ou sonder par commune, tant l'appartenance d'un candidat à un village peut fausser la donne ». Effectivement, du sondage il ressort que 13,6% des électeurs votent pour un membre de la famille ou un ami ! D'autre part, « nous avons interrogé prioritairement les personnes seules, et si elles sont accompagnées, une personne seulement doit participer à l'enquête et elle ne doit pas se faire influencer par l'accompagnant ». Le sondage est bien sûr anonyme...
L'échantillon est de 1009 personnes inscrites sur les listes électorales, réparties en deux parts égales entre les deux circonscriptions nord et sud. « Le sondage de Tsoundzou 1 et 2 n'a pas pu être pris en compte car les électeurs, pourtant intégrés à la seconde circonscription, ne donnaient que des intentions de vote pour des candidats de la 1ère, intentionnellement ou non ! ».
Les 1009 sondés représentent 1,3% de la population inscrite sur les listes (77.223), ce qui est un bon score pour Sophie Huvet : « en métropole, les instituts se basent sur 1 500 sondés pour une population de base bien supérieure !!! » (40 M d'électeurs nationaux selon BVA, ndlr). Les sondages nationaux portent souvent sur des échantillons d'un millier de personnes car c'est à ce niveau que se situe le meilleur rapport précision/taille, selon les instituts de sondage.
L'échantillon est composé à 52,5% de femmes, à 39,4% de personnes entre 18 et 30 ans, 29,6% entre 30 et 45 ans, 26% entre 45 et 60 ans et 5% de 60 ans et plus. Les aléas sont corrigés par des formules de redressement, ce qui donne une marge d'erreur entre 2 et 2,5%, tout à fait acceptable.

Dix questions ont été posées, « le résultat des élections présidentielles aura-t-elle une influence sur votre vote ? », réponse négative à 72,3%, ou « pourquoi votez vous pour un candidat en particulier ? », réponse à 7,8% pour mon intérêt personnel quand ce n'est pas, nous l'avons vu, pour la famille, et il ressort que 60% s'est exprimée pour un candidat, le reste hésite encore.
Les résultats de la première campagne réalisée du 27 avril au 4 mai, sont donnés pour des candidats mahorais qui ne s'étaient pas encore inscrits, des modifications sont intervenues depuis, nous l'avons vu hier. Ainsi, sur la 1ère circonscription, les intentions de vote se répartissent à 21,4% pour Said Omar Oili (Nema), 14,7% Zaidou Tavanday (la candidat UMP qui s'est désisté au profit de Mohamadi Soumaila), 8,7% Boinali Said, 6,1% Said Ahamadi « Raos », 3,3% Ali Mohamed, 2,7% Bacar Ali Boto, 1,5% M'hamadi Abdou « Alain », 1,1% Ramlati Ali, 0,3% Franck Madjid, 40,2% ne savent pas.
Sur la seconde circonscription, Mansour Kamardine 18,9%, Ibrahim Aboubacar 10,6%, Hakime Ali Said 6,2%, Jacques Martial-Henry 4%, Sarah Mouhoussoune 3,7%, Ahamed Attoumani Douchina 3,6%, Papa Ahmed Combo 3,4%, Attoumani Abdallah 1,2%, Gilles Martin (qui s'est désisté pour Hakime Ali Said) 1%, Ahmed Ali Mhadji 0,1% et 42,7% ne savent pas. A noter que Abdoulatifou Aly ne totalise aucune intention de vote.
« Les politiques sont partagés sur le résultat de ce sondage, mais ce sont eux qui vont le faire évoluer en s'exprimant dans les médias et au cours des meetings». Car une deuxième vague est prévue du 23 au 29 mai. « Il est impossible de le faire plus tard car il faut que nous ayons le temps de tout traiter ».
Il ne reste plus qu'à Tsoundzou à se réveiller !!











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