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POLITIQUE :"Les Mahorais d'accord pour être sondés"

Et 1,3% de la population y est déjà passé ! Jusqu'à maintenant, les instituts de sondage n'avaient sévi sur l'île que pour les Médiamétrie ou autres sondages de mesures d'audience médias. Grâce à SH.C, les Aboubacar, Kamardine et Ali Said sont cotés. Avec une précision de pro.

POLITIQUE :"Les Mahorais d’accord pour être sondés"
Les meetings et interventions dans les médias vont-ils faire évoluer un classement où les dinosaures restent en tête ?
© A.L./Malango

Désormais, les politiques vont pouvoir connaître leur aura grâce aux sondages made by SH.C, pour Sophie Huvet Consulting, du nom de l'ancienne salariée de Luvy Ogilvy qui a décidé de tracer sa route : « je réponds aux missions qui me sont confiées, en travaillant dans différentes structures sur la formation à la communication dans la mise en place de modules, de procédures-clé, mais j'ai surtout décidé de lancer les premières enquêtes et sondages à Mayotte ». Elle travaille là encore sur commande, sur des questions particulières, avec des résultats personnalisés.

Dans le cadre de l'actualité de l'année, riche en matière de sondages nationaux, SH.C a décidé de commercialiser le 1er sondage d'opinion sur les intentions de vote aux législatives à Mayotte. En se donnant des gardes fous, un peu plus qu'ailleurs. « Nous avons fait du porte à porte avec mes 6 enquêteurs, dans tous les villages de Mayotte : nous ne pouvons pas travailler par téléphone ou sonder par commune, tant l'appartenance d'un candidat à un village peut fausser la donne ». Effectivement, du sondage il ressort que 13,6% des électeurs votent pour un membre de la famille ou un ami ! D'autre part, « nous avons interrogé prioritairement les personnes seules, et si elles sont accompagnées, une personne seulement doit participer à l'enquête et elle ne doit pas se faire influencer par l'accompagnant ». Le sondage est bien sûr anonyme...

L'échantillon est de 1009 personnes inscrites sur les listes électorales, réparties en deux parts égales entre les deux circonscriptions nord et sud. « Le sondage de Tsoundzou 1 et 2 n'a pas pu être pris en compte car les électeurs, pourtant intégrés à la seconde circonscription, ne donnaient que des intentions de vote pour des candidats de la 1ère, intentionnellement ou non ! ».

Les 1009 sondés représentent 1,3% de la population inscrite sur les listes (77.223), ce qui est un bon score pour Sophie Huvet : « en métropole, les instituts se basent sur 1 500 sondés pour une population de base bien supérieure !!! » (40 M d'électeurs nationaux selon BVA, ndlr). Les sondages nationaux portent souvent sur des échantillons d'un millier de personnes car c'est à ce niveau que se situe le meilleur rapport précision/taille, selon les instituts de sondage.

L'échantillon est composé à 52,5% de femmes, à 39,4% de personnes entre 18 et 30 ans, 29,6% entre 30 et 45 ans, 26% entre 45 et 60 ans et 5% de 60 ans et plus. Les aléas sont corrigés par des formules de redressement, ce qui donne une marge d'erreur entre 2 et 2,5%, tout à fait acceptable.

POLITIQUE :"Les Mahorais d’accord pour être sondés"
Sophie Huvet annonce les derniers résultats pour le 4 juin

« Sans surprise Omar Oili et Kamardine en tête »

Dix questions ont été posées, « le résultat des élections présidentielles aura-t-elle une influence sur votre vote ? », réponse négative à 72,3%, ou « pourquoi votez vous pour un candidat en particulier ? », réponse à 7,8% pour mon intérêt personnel quand ce n'est pas, nous l'avons vu, pour la famille, et il ressort que 60% s'est exprimée pour un candidat, le reste hésite encore.

Les résultats de la première campagne réalisée du 27 avril au 4 mai, sont donnés pour des candidats mahorais qui ne s'étaient pas encore inscrits, des modifications sont intervenues depuis, nous l'avons vu hier. Ainsi, sur la 1ère circonscription, les intentions de vote se répartissent à 21,4% pour Said Omar Oili (Nema), 14,7% Zaidou Tavanday (la candidat UMP qui s'est désisté au profit de Mohamadi Soumaila), 8,7% Boinali Said, 6,1% Said Ahamadi « Raos », 3,3% Ali Mohamed, 2,7% Bacar Ali Boto, 1,5% M'hamadi Abdou « Alain », 1,1% Ramlati Ali, 0,3% Franck Madjid, 40,2% ne savent pas.

Sur la seconde circonscription, Mansour Kamardine 18,9%, Ibrahim Aboubacar 10,6%, Hakime Ali Said 6,2%, Jacques Martial-Henry 4%, Sarah Mouhoussoune 3,7%, Ahamed Attoumani Douchina 3,6%, Papa Ahmed Combo 3,4%, Attoumani Abdallah 1,2%, Gilles Martin (qui s'est désisté pour Hakime Ali Said) 1%, Ahmed Ali Mhadji 0,1% et 42,7% ne savent pas. A noter que Abdoulatifou Aly ne totalise aucune intention de vote.

« Les politiques sont partagés sur le résultat de ce sondage, mais ce sont eux qui vont le faire évoluer en s'exprimant dans les médias et au cours des meetings». Car une deuxième vague est prévue du 23 au 29 mai. « Il est impossible de le faire plus tard car il faut que nous ayons le temps de tout traiter ».

Il ne reste plus qu'à Tsoundzou à se réveiller !!

Annette LAFOND - Malango Actualité
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#Posté le mardi 15 mai 2012 23:47

ECONOMIE :"L'épargne au secours de notre économie"

Dans un article publié par « Le Cercle-Les Echos » et intitulé « Comment relancer la croissance » paru en novembre 2011, l'économiste et ancien banquier Jean-Luc Petitpont s'interroge sur l'écueil de la relance de l'économie par la consommation et propose une solution : solliciter l'investissement privé. Une solution qui pourrait convenir à Mayotte.

ECONOMIE :"L’épargne au secours de notre économie"
Croissance économique nulle sur le plan national au 1er trimestre 2012 (INSEE) et sur le plan local, notre Institut d'Emission des départements d'Outre-mer (IEDOM) a émis en avril une note alarmiste : « la situation financière des entreprises déjà dégradée par l'aggravation des difficultés financière des collectivités locales a été plombée en 2011 par la fermeture forcée des écoles, des commerces, des banques, des entreprises et de certaines administrations lors des 44 jours du mouvement contre la cherté de la vie », induisant « des centaines de milliers d'heures de travail perdues, des fermetures d'entreprises, du chômage partiel et des licenciements massifs ».

Et, au plan national, l'ambiance n'est pas meilleure : « une croissance anémique plus faible que la moyenne européenne sur les 30 dernières années » retrace Jean-Luc Petitpont, confirmé par les chiffres de 2010 soit +1,5% pour la France contre +2% pour l'Europe des 27 (chiffres Alternatives Economiques), et +1,7% en 2011 contre 1,5% en Europe plombée par la récession grecque.

Jusqu'à présent, la relance se faisait en France selon deux théories : par la dépense publique et la diminution de certains impôts ou la baisse des taux d'intérêt pour les keynésiens, ou par la lutte contre l'inflation en agissant sur la masse monétaire pour les monétaristes. Face aux taux d'endettement faramineux des Etats de l'Union, la Commission européenne a imposé un taux-limite de 60% du Produit Intérieur Brut (la France est à 86,1%), restreignant le rayon d'action des Etats en matière de relance. Quant à la masse monétaire, elle a été la variable de relance de la Banque centrale européenne qui a prêté deux fois 500 milliards d'euros à 1% sur 3 ans aux banques, ce qui n'a pas empêché les taux sur les emprunts espagnols de remonter, freinant les investissements, au lieu de les booster.

Jean-Luc Petitpont propose alors d'agir sur l'épargne et le patrimoine des Français : « nos concitoyens épargnent 16% de leurs revenus chaque année et disposent d'un patrimoine de 10 000 milliards d'euros alors que le PIB (production du pays) n'est que de 2 000 milliards d'euros ». Le but serait d'orienter cette épargne « vers des placements plus productifs ». Et Mayotte dans ce domaine n'est pas mal dotée puisque, selon la même note de l'IEDOM, l'épargne à long terme évolue favorablement : +8,9% de 2010 à 2011. Cet accroissement de l'épargne est d'ailleurs une caractéristique des périodes de crise au cours desquelles la peur de l'avenir incite à économiser.

Orienter l'épargne vers les investissements productifs est le dernier levier qu'il reste au gouvernement français selon l'auteur qui prend en exemple les économies d'énergie des logements : « inviter les propriétaires à isoler leur logement sous peine de malus progressifs représentant un certain pourcentage de la valeur du bien ». Il assure que plusieurs dizaines de milliards d'euro pourraient y être investi chaque année.

De l'oxygène pour les PME

Surtout que, tous les candidats à l'élection présidentielle étaient d'accord : les entreprises françaises manquent de compétitivité notamment par manque d'investissements. « Création d'une banque publique d'investissement dans la recherche et l'innovation dans les PME » pour François Hollande, « fonds d'investissements spécialisés pour avitailler les fonds propres des PME » pour Nicolas Sarkozy, « création d'une banque d'économie mixte de soutien aux PME » pour François Bayrou, « et d'un établissement public de recherche technologique et industrielles » pour Jean-Luc Mélenchon.

Si Mayotte est, de son côté, amputée de la relance par la commande publique pour une toute autre raison, celle du déficit de la Collectivité, elle est malgré tout encore concernée par la relance par la consommation provoquée par une nouvelle augmentation du SMIG au 1er janvier 2012.

D'autres solutions sont propres à notre microéconomie avec les effets des (trop maigres) plans, tel le plan de relance, 53,4 millions d'euros, sur lesquels l'Etat devait déjà investir environ 30 millions d'euros au titre du Contrat de Projet, donc un financement nouveau de 20 millions d'euros, et le lancement de projets comme la nouvelle aérogare, la construction de logements sociaux, d'une nouvelle prison, d'un nouveau Centre de rétention et d'un Centre universitaire.

L'épargne est en tout cas regardée de prés par l'Autorité des marchés financiers (AMF) qui a lancé début avril 2012, un Observatoire de l'épargne « destiné à constituer une base de données sur les comportements et préoccupations des investisseurs » signale la dernière Lettre de l'IEDOM du mois de mai.

Enfin, dans son échange épistolaire avec Jean-Pierre Philibert, président de la Fédération des entreprises d'Outre-mer, François Hollande indique vouloir trouver les moyens « d'orienter l'épargne locale vers le capital des entreprises et l'investissement productif dès le premier exercice budgétaire, notamment avec la mise en place de la banque publique d'investissement, et du livret d'épargne industrie dont le produit sera entièrement dédié au financement des PME et des entreprises innovantes ».

Annette LAFOND - Malango Actualité
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#Posté le mardi 15 mai 2012 23:36

ECONOMIE :"Un libre-service de gros préféré à la Centrale d'achat"

L'ingénierie de projet chère à Bertrand Coûteaux, commissaire au développement endogène est passée par là : un rapport vient d'être rédigé sur la création d'une plate-forme d'approvisionnement, née de l'idée de départ des commerçants de créer une Centrale d'achat.

ECONOMIE :"Un libre-service de gros préféré à la Centrale d’achat"
© E.T./Malango

Les solutions cogitées depuis la fin des 44 jours de manifestations contre la vie chère avaient débouché sur la volonté des commerçants de l'île de créer une Centrale d'approvisionnement pour ne plus dépendre des deux groupes de distributions Sodifram et Bourbon distribution. Ce sera plutôt un libre service de gros qui devrait faire son entrée à Mayotte et dont nous reviendrons plus en détail dans les jours qui viennent.

Annette LAFOND - Malango Actualité
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#Posté le mardi 15 mai 2012 23:26

POLITIQUE - LÉGISLATIVES :"Jeu de quilles entre candidats"

Ça bouge dans les rangs des candidats mahorais au 1er jour des inscriptions aux élections législatives. Alors que dimanche Gilles Martin (Ouvoimoja) annonçait son désistement en faveur d'Hakime Ali Said pour la seconde circonscription et nous a expliqué ses raisons en égratignant quelques concurrents, Zaïdou Tavanday, un des favoris pour l'UMP abandonne la partie dans la première.

POLITIQUE - LÉGISLATIVES :"Jeu de quilles entre candidats"
Zaidou Tavanday, dépité, "j'y avais mis tant d'énergie !"
© A.L./Malango


« J'arrête avec beaucoup d'humilité, mais dans la douleur malgré tout »... Zaïdou Tavanday, 41 ans et conseiller général de Mamoudzou 2 ne nous cache pas sa déception. C'est au cours d'une réunion de parti dimanche que la décision aurait été prise, le risque d'inéligibilité étant trop important. Il s'agit de la loi organique du 14 avril 2011 qui stipule les cas d'inéligibilité, au 20ème rang desquelles il apparaît que sont concernés « les directeurs généraux, directeurs généraux adjoints, directeurs adjoints et chefs de service du conseil régional, du conseil général, des communes de plus de 20.000 habitants ». Ce qui est le cas de Mamoudzou alors que Zaïdou Tavanday fut le directeur général adjoint du maire, puis collaborateur ce qu'il est toujours.

« Je connaissais cette loi » signale pourtant Zaïdou Tavanday qui dit ne pas y avoir prêté davantage d'attention après avoir changé de poste à la mairie. Il est effectivement surprenant qu'une machine comme l'UMP qui s'était réunie il y a plusieurs semaines pour désigner ses candidats, Zaïdou Tavanday au nord, et Mansour Kamardine dans le sud, n'ait pas détecté le problème.

C'est Mohamadi Soumaila, maire de Mtsamboro, qui a été désigné pour reprendre le flambeau UMP dans le nord : « il était dans la bataille pour l'investiture, puis s'est installé comme directeur de campagne, c'est donc tout naturellement que son nom a fait l'unanimité ». Moins connu que le jeune conseiller général de Mamoudzou, il devra au cours de ces 4 semaines, savoir s'imposer dans le débat.

Zaïdou Tavanday, devenu directeur de campagne, remâche les mots de son paternel : « le pouvoir ne s'arrache pas, on te le donne et dans ce cas, tu dois te défoncer. Sinon, attend que le destin vienne frapper à ta porte ».

POLITIQUE - LÉGISLATIVES :"Jeu de quilles entre candidats"
Hakime Ali Said jusqu'alors journaliste et présentateur pour Mayotte 1ère, actuellement en réserve jusqu'à la fin du scrutin

Gilles Martin et Hakime Ali Said : une union étonnante qui fait leur force

Pour Hakime Ali Said en revanche, tout roule, puisque rejoint par Gilles Martin, initialement candidat « pour l'unité de Mayotte » avec un parti explicite, Ouvoimoja (tous ensemble). Ce ralliement a plutôt étonné, car, bien que se présentant sans étiquette, Hakime Ali Said est classé plutôt à gauche, alors que Gilles Martin, en tant qu'ancien UMP, a toujours été proche des idées de Nicolas Sarkozy. Il explique son geste par la « défense de l'intérêt général », expression usée à force d'être usité, mais qui pourrait bien retrouver là tout son sens : « nous avons tous les deux en commun la détestation des positions partisanes, mais voulons rassembler les forces vives de Mayotte en parlant d'une seule voix. Les candidats aux législatives sont toujours les mêmes, mais lorsqu'ils sont élus, on ne les voit plus alors que Mayotte a besoin qu'on défende sa position à Paris notamment. La plupart de ceux qui se présentent ont déjà des mandats pour lesquels ils ne s'en sortent déjà pas ».

S'il reconnaît des origines politiques quelques peu différentes entre le journaliste et lui, il revendique la présence de personnes de tous bords au sein de leurs partis respectifs, et ne voit pas de limites, même économiques, à leurs points de vue. Mais pourquoi rejoindre Hakime Ali Said et pas un autre de la même circonscription ? « Mansour Kamardine a une manière de fonctionner qui ne correspond pas aux besoins de Mayotte : il suivra toujours les consignes nationales. Sarah Mouhoussoune, elle, a un rôle essentiel à jouer au Conseil général (présidente de la Commission de l'action sociale et de la Santé), il faut qu'elle se concentre sur cette tache ».

Sa démarche initiale de report de sa candidature vient de son appel à échanger à la suite du lancement de sa candidature : « personne n'est venu hormis Hakime. Nous avons la même façon de voir les choses. La seule chose que je lui demande, c'est de respecter les engagements d'Ouvoimoja ». Il ajoute d'ailleurs qu'il sera présent sous cette étiquette avec son équipe lors des élections municipales de 2014.

Mais difficile de connaître leur angle d'attaque. Pour Gilles Martin, il est clair que la population a des devoirs, mais ses droits ne doivent pas être bafoués : « il faut financer ces droits. La fiscalité va être mise en place à 100% alors que les prestations sociales le sont à 25% ! Le pacte, on le sait, est négociable ».

De son côté Hakime Ali Said préfère commenter depuis la métropole les déboires de Zaïdou Tavanday en critiquant l'absence de sérieux vis à vis des textes de loi : « nous avons là une nouvelle preuve que la majorité de nos élus n'est pas attentive ni vigilante dans l'examens des textes qui engagent l'avenir des mahorais ». Il revient sur la fiscalité, mal défendue selon lui par les élus en place, rejoignant sur ce plan totalement les vues de Gilles Martin : « ils ont accepté pour 2014 une fiscalité de droit commun à l'identique de celle appliquée en France hexagonale, alors que les dotations et prestations sociales versées à Mayotte ne sont pas de même niveau que celle versées en métropole, mais uniquement de 25%. Plus que jamais nous avons le devoir de choisir des décideurs capables de passer à la loupe, d'analyser et d'amender quand il le faut les textes qui vont régir l'avenir de Mayotte ».

POLITIQUE - LÉGISLATIVES :"Jeu de quilles entre candidats"
Gilles Martin


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#Posté le mardi 15 mai 2012 01:46

POLITIQUE :"Hollande confirme ses engagementspour l'Outre-mer"

Dans un échange de lettre avec Jean-Pierre Philibert, le président de la Fédération des entreprises d'Outre mer, François Hollande rassure en confirmant ses 30 engagements, et en approuvant le maintien de la défiscalisation actuelle. Une Conférence économique de l'Outre mer est au programme du nouveau président.

POLITIQUE :"Hollande confirme ses engagementspour l’Outre-mer"
François Hollande rappelle dans son courrier qu'il a échangé avec les chefs d'entreprises de chaque DOM visité
© A.L./Malango

La FEDOM (fédération des entreprises d'Outre mer) avait pris les devant en envoyant à François Hollande, avant qu'il soit élu, une liste de 20 propositions pour l'Outre mer, faisant notamment mention de l'organisation d'une Conférence économique de l'Outre mer. Si le nouveau président prend de nombreux engagements, rassurant les entreprises, c'est en tant que candidat puisque la réponse est rédigée entre les deux tours, le 2 mai plus exactement, alors que la lettre était reçue le 10. Outre les promesses qu'il a lancé dans ses 30 engagements pour les Outre mers, certains points sont à considérer plus précisément.

S'il partage notamment le constat de Jean-Pierre Philibert « sur la situation économique actuelle des Outre mers et le fait que, malheureusement, la Lodéom (*) a accentué la crise », François Hollande se veut rassurant envers les investisseurs en s'engageant pour le maintien des procédures actuelles de défiscalisation et « garantit les montants à leur niveau actuel, maintient les plafonds spécifiques aux Outre-mers afin de préserver l'attractivité de ce dispositif essentiel pour le financement des économies ultra-marines ».

Il se dit également favorable aux zones franches d'activité « en choisissant les secteurs à développer » et veut, comme il l'avait annoncé dans son programme, faciliter l'accès à la recherche et à l'innovation des entreprises au moyen de la réforme du crédit d'impôt recherche.

Sur le sujet criant, à Mayotte surtout, du chômage des jeunes, François Hollande réitère ses promesses de campagnes : développer les emplois aidés tout en ne considérant pas ce type d'emploi « comme la meilleure des solutions », mais sans oublier le développement à proprement parler du territoire avec un « plan tourisme annuel » et « une loi d'orientation et de modernisation agricole ».

Sur le thème de la Vie chère, sujet de répétition des crises de 2009 dans tous les Outre mers, de 2011 à Mayotte et 2012 à La Réunion, il déclare « une lutte sans concession contre les monopoles et contre les marges abusives » en mettant tout d'abord en place « un bouclier qualité-prix par lequel l'Etat s'assurera de la présence sur le marché de certains produits répondant à un cahier des charges précis (.) après négociation avec les distributeurs », puis grâce à « un renforcement des instances de contrôle et de sanction et des Observatoires des prix et des revenus » et en mettant en place « des plate formes logistiques mutualisées pour la distribution alimentaire et artisanale ». Des centrales d'achat quoi !

Les armateurs sont également dans sa visée pour réduire les coûts du fret en leur imposant « une facturation « ad valorem » », en fonction de la valeur marchande, et en étudiant les possibilités d'augmenter la concurrence dans ce secteur.

Il approuve enfin, et c'est le plus important, la proposition de la Fédération des entreprises d'Outre-mer d'organiser une Conférence économique de l'Outre-mer « afin d'étudier l'ensemble des moyens juridiques et financiers à mobiliser pour le développement des outre-mers ».

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#Posté le mardi 15 mai 2012 01:30

COMORES - AGRICULTURE :"Protéger les arbres pour protéger la filière ylang"

Il faut entre un et deux mètres cubes de bois pour produire un kilo d'essence d'ylang. Avec 50 tonnes produites chaque année, Anjouan reste le premier producteur, ce qui n'est pas sans impact environnemental.

COMORES - AGRICULTURE :"Protéger les arbres pour protéger la filière ylang"
Au centre de formation et de démonstration de distillation dans la région de Bambao
© E.T./Malango

Le calcul est simple à faire. Il faut entre un et deux mètres cubes de bois, selon les performances de l'alambic, pour assurer la distillation des 50 kg de fleurs d'ylang qui produiront un kilo d'huile essentielle d'ylang. L'unité de mesure des huiles essentielles au stade de la production est en effet le kilo et non le litre. Avec une production annuelle de 50 tonnes, Anjouan brûle donc, chaque année, entre 50.000 et 100.000 mètres cubes de bois que les artisans distilleurs vont, jusqu'à présent, prendre là où ils le trouve, c'est à dire au plus près. L'impact est désastreux et de vastes étendues se transforment en pazzas, autrement dit en désert où plus rien ne peut pousser, une situation qui mettra en péril, un jour ou l'autre, la filière ylang elle-même, sans parler des autres activités agricoles.

La coopérative des distilleurs d'ylang d'Anjouan, ainsi que les collecteurs qui servent d'intermédiaire entre les producteurs et les exportateurs s'en sont émus et tentent de trouver des alternatives au bois ou au moins aux pratiques actuelles. L'option gaz a rapidement été écartée : trop onéreuse. Le pétrole lampant a été choisi par certains mais reste risqué. « On n'est pas à l'abri d'une pénurie » remarque sagement Sureti Ahmed Abdallah qui a en charge ce dossier au sein de la coopérative. « On peut continuer à utiliser le bois, poursuit-t-il, mais il faut organiser la filière ». Il faudrait, dans un premieer temps, « mettre en place des zones réservées où toute coupe de bois serait interdite », détaille-t-il, mais surtout organiser une filière à même de satisfaire les besoins sans toucher au capital bois de l'île. « L'acacia pousse en trois ans et a un très bon pouvoir calorifère » propose Sureti. Il s'agirait donc de créer des plantations réservées à la distillation. C'est cette solution qui a sa préférence. « Le pétrole, il faut encore l'importer! Alors que le bois est une énergie renouvelable ». Mettre en place un tel dispositif a un coût, « nous avons établi un budget prévisionnel qui se monte à 300.000 euros ». Cette somme, relativement modeste, est malgré tout hors de portée des distilleurs, il va donc falloir se mettre en quête de bailleurs de fonds à même de financer une opération qui serait un progrès indéniable pour une des activités économiques phare d'Anjouan.

La coopérative s'est rapproché d'une ONG canadienne, qui pourrait l'accompagner dans cette démarche dans laquelle ils espèrent bien entraîner également le gouvernorat de l'île.

COMORES - AGRICULTURE :"Protéger les arbres pour protéger la filière ylang"
Là où poussaient des arbres il y a quelques années, la latérite remplace peu à peu la végétation. Si les alambics constituent un facteur agravant de la déforestation, ils n'en sont pas seuls responsables. En zone rurale, la cuisine y contribue largement.

Autre danger sur l'essence d'ylang : la triche

Un autre danger guette la filière ylang à Anjouan. A 120 euros le kilo d'huile essentielle d'ylang, ce qui constitue déjà un petit salaire à Anjouan, on comprend que la tentation est grande de trafiquer la production en y ajoutant d'autres produits, sans grande valeur marchande, comme « de l'huile végétale ou même du liquide de frein » nous explique Sidou, collecteur à Mutsamudu. Certains s'y sont essayés et, en 2009, ont fait pâtir tous les producteurs anjouanais d'une réputation désastreuse. En effet, le client final, européen la plupart du temps, effectue une chromatographie des huiles réceptionnées qui permet de déterminer la composition exacte de chacune d'elles. L'arnaque est donc immédiatement mise à jour.

Sidou et Sureti n'ont même pas besoin de ces analyses sophistiquées. « Rien qu'en regardant l'huile couler dans le tube à essai, on décèle si le produit a été trafiqué » explique Sidou. La couleur, et même « le toucher » leur permettent de dire si le produit est pur ou pas. « Hier encore, nous avons refusé une livraison de 60 kilos d'huile frelatée ».

Il faut maintenant partir à la reconquête de marchés perdus et faire en sorte de dissuader les fraudeurs de poursuivre une pratique qui sera de toutes façons immanquablement découverte. C'est à cette tâche d'information auprès des producteurs que s'emploient Sidou et Sureti qui doivent aussi convaincre les exploitants de modifier leur méthode de chauffe. Un combat à gagner pour sauvegarder la filière. Même si la zone de production d'huile essentielle d'ylang est particulièrement restreinte, la concurrence existe. A Mayotte, bien entendu, même si « les prix sont beaucoup plus élevés » alors que la production est en baisse, mais surtout à Madagascar où le problème de prix ne se pose pas. Plusieurs plantations d'ylang ont changé de mains récemment à Nosy Bé et sont en passe de reprendre ou de développer leur activité. Les distilleurs anjouanais doivent donc être particulièrement vigilants s'ils veulent rester les premiers ou même tout simplement continuer à exister. ■

Eric TRANNOIS - Malango Actualité
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#Posté le lundi 14 mai 2012 00:21

SOCIÉTÉ :"Une situation sociale explosive"

Ce cri d'alarme vient du rapport SECAFI qui liste les faiblesses de l'économie mahoraise et ses manquements, alors qu'une partie des solutions était déjà connue... mais pas correctement appliquées. Un second rapport décortique la chaine d'opérateurs oeuvrant lors d'importations de marchandises et pourrait permettre une vraie politique de régulation des coûts d'importation s'il ne manquait des données.

SOCIÉTÉ :"Une situation sociale explosive"
Les représentants de l'Intersyndicale étaient "globalement" satisfaits des rapports
© E.T./Malango

L'Observatoire des prix se réunissait ce vendredi 11 mai pour débattre de deux rapports : le premier (rapport SIKAJOB) a étudié l'influence des coûts de transports sur les prix à Mayotte tandis que le second (SECAFI) décortique le système économique et social en proposant des solutions.

Etaient présents outre son président Francis Nival, également procureur financier près la chambre régionale des comptes de La Réunion, Philippe Laycuras, le tout nouveau Secrétaire général aux affaires économiques et régionales de la Préfecture, Jean-Paul Aygalent, directeur de la Dieccte (Direction du Travail et de l'emploi), le monde patronal à travers les distributeurs, l'intersyndicale Cisma CFDT, CGT Ma, Association des consommateurs de Mayotte, la CFE CGC, la Société civile de solidarité mahoraise et le Syndicat autonome des enseignants de Mayotte. Le préfet Thomas Degos a également assisté à une partie des débats.

La première information, reprise à la fois par les rapports Syndex (Cisma CFDT) et SECAFI (CGT Ma et le reste de l'Intersyndicale) est le « retard important du système statistique » à Mayotte. Francis Nival indiquait d'ailleurs que « l'Etat devra renforcer la structure de l'INSEE sur l'île ». Les cabinets ont effectivement du se baser sur des données datant de 2005, voire 2003...

Le rapport SECAFI commence par dénoncer le retard pris dans l'application du contrat de projet 2008-2013 qui, s'il a permis la mise en place du haut-débit et la création d'une maison des personnes handicapées, doit encore « favoriser un développement économique créateur d'emplois en investissant notamment dans le secteur primaire de la pêche, de l'aquaculture et de l'agriculture ». Or, et le rapport y revient plus loin, la pêche et l'agriculture sont encore artisanales et souffrent d'un manque de professionnalisation. Un contrat de projet qui devait encore « mettre en oeuvre l'amélioration du réseau routier, les transports collectifs, satisfaire les besoins en logement et les programmes d'assainissement et de gestion des déchets...». Et alors même que l'assainissement « représenterait une source de gisements d'emplois important (.) seuls 100 M d'euros sur les 500 M nécessaires ont été inscrits dans le Contrat de Projet 2008-2013 ».

« 320 000 habitants en 2020 »

Le rapport revient sur le Plan de Relance de 53,4 M d'euros que nous avions critiqué pour sa sélection des projets liés au secteur du BTP, avec une « moindre mesure pour ceux de l'environnement, de la pêche et de l'agriculture ». Un secteur du BTP « dans une situation préoccupante » puisque la commande publique est insuffisante et alors qu'un rapport récent de la mission ministérielle dénonce « des erreurs commises en matière d'urbanisme et d'architecture lourdes de conséquences sociales et économiques ». C'est le tourisme qui se porte le mieux, c'est dire !, mais malgré sa progression en 2011, « la fréquentation touristique reste faible, freinée par le coût élevé du transport aérien », dont le désenclavement « prôné depuis 2008, est reportée sine die ».

Mais c'est la situation sociale qui donne le « la » : avec une population estimée à 210.000 habitants en 2009 (prochain recensement en 2012), « ce département est le plus jeune de France puisque 54% de ses habitants ont moins de 20 ans ». Et en fonction des estimations, nous serons de 270.000 à 320.000 en 2020. Parallèlement, le Produit Intérieur brut (PIB, richesse produite par un territoire) qui croit de 10% par an, accuse toujours « un retard important sur les autres DOM et sur la métropole ». Ce qui induit un fort taux de chômage : chiffré par les calculs habituels à 17,8%, il est en réalité de 51% si l'on prend en compte les personnes disponibles mais ne recherchant pas d'emploi, ce qui induit en passant, un faible taux d'allocataires du chômage, soit 270 pour 8.823 demandeurs d'emploi en février 2011 et pour un montant annuel moyen de 2.793 euros par allocataire, soit un quart du SMIG...

C'est pourquoi le rapport parle d'une « situation sociale explosive » avec une faible proportion de personnes actives « dont les plus jeunes sont massivement écartés ». La faiblesse des allocations chômage se double d'une part de retraites « 4 fois moins importante que dans les DOM et 3 fois moins pour les allocations familiales ». Les salariés au SMIG font ainsi figure de privilégiés en faisant partie des 20% de la population la plus aisée en 2005, mais avec un écart entre les revenus les plus modestes et les plus aisés du double de celui de La Réunion et du triple de celui de la métropole.

SOCIÉTÉ :"Une situation sociale explosive"
Philippe Laycuras, arrivé depuis 2 semaineset Francis Nival

« 40% des salariés touchent moins d'un SMIG »

Mayotte se caractérise on le sait par un secteur dit « informel » (travail au noir) important, et hérité de décennies de tradition d'entraide que notre modèle métropolitain met par terre un peu trop rapidement, laissant une partie de la population sans emploi. L'évolution vers un emploi plus normalisé selon nos critères, passe par la case « petits boulots », ce qui implique que 40% des salariés ont touché un salaire inférieur à un SMIG annuel.

De manière plus globale, le pouvoir d'achat a diminué par un accroissement de l'inflation en 2010-2011 conjugué à une faible augmentation du SMIG, « ce qui fait ressortir l'inefficacité de la charte sur le pouvoir d'achat de mai 2010 ».

Pour les auteurs du rapport, Hélène Robert et Bruno Schroeder qui remercient pour leur coopération Salim Nahouda (CGT Ma) et Jean-Paul Aygalent (Dieccte), le dialogue social doit être au coeur d'une convergence des paramètres cités plus haut, auxquels il faut ajouter les « difficultés de maîtrise de la langue française », la scolarisation difficile avec « 44% des plus de 15 ans qui n'ont jamais été scolarisés en 2007 » ou « l'absence d'accès aux soins pour près d'un quart de la population totale », pour se recentrer sur des projets de développement intégrant la formation professionnelle qualifiante notamment, avec une réflexion sur « les échéances lointaines d'alignement du RSA ou des allocations familiales, décrétées unilatéralement »...

Les contraintes d'une économie tournée vers l'importation

Du côté des prix, l'analyse des coûts de transport des marchandises à l'importation se concentre sur le maritime, plus de 99% des marchandises entrant à Mayotte par le port de Longoni, mais en valeur, ce sont tout de même 14% des marchandises qui sont transportées par l'aérien, qui sera traité ultérieurement.

L'analyse de la structure des coûts de transport maritime des marchandises à l'importation pâtit de « difficultés rencontrées lors de la réalisation de l'étude pour obtenir des informations de certains acteurs (importateurs ou armateurs) ». On se heurte encore au problème des distributeurs qui ne souhaitent pas dévoiler tous leurs chiffres à la concurrence. Elle est donc incomplète mais fait apparaître une chaîne d'impact : « 30,6% du coût total d'un conteneur de 20 pieds (EVP) de farine en provenance de métropole est dû au fret, c'est à dire au transport maritime lui-même ».

Ensuite, et par ordre d'intervention, « 0,2% est imputé au pilotage, 0,3% au remorquage, 0,1% au lamanage (amarrage), 0,2% à la redevance sur navire, 3,2% à la redevance sur marchandises prélevée par le Conseil général puis redistribuée pour 50%, 57,7% de taxe de consommation, 7% pour l'acconage (déchargement, SMART), 0,5% pour les frais de stationnement sur les quais et 5,4% pour les transitaires (transport de la marchandise vers son propriétaire) ».

Pour les auteurs du rapport, les variables permettant de réguler les coûts d'importation sont l'acconage et les surcoûts liés aux stockages des marchandises sur le port. L'étude met en valeur les potentiels de Mayotte, la proximité des grandes voies maritimes et un lagon protégé, mais aussi ses écueils, la menace de la piraterie et la crise de fin 2011 qui a refroidi certains armateurs qui ont diminué la fréquence d'escale de leurs navires à Longoni. ■

Annette LAFOND - Malango Actualité
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#Posté le dimanche 13 mai 2012 23:59

MOUVEMENTS SOCIAUX - MANIFESTATION CONTRE LA VIE CHÈRE :"Les raisons d'un flop"

Peu de monde s'était rendu à l'appel de l'Intersyndicale contre la vie chère ce samedi 12 mai sur le parvis du Comité départemental du Tourisme alors que l'Intersyndicale demandait que la pression continue pour corriger, dans la pratique, les insuffisances soulignées par les deux rapports relatifs à l'étude du système économique mahorais.

MOUVEMENTS SOCIAUX - MANIFESTATION CONTRE LA VIE CHÈRE :"Les raisons d'un flop"
Une place vide pour un thème qui n'a pas encore reçu toutes les réponses
© A.L./Malango

Ils étaient une petite cinquantaine à défiler autour des ronds Point du commandant Passot prés de l'arrivée de la barge et El Farouk (SFR). « Nous avons peu communiqué sur cette manifestation » analysait Maoulida Mohmed (Société civile de Solidarité mahoraise) alors qu'il regrettait malgré tout que la population ne soit pas venue s'informer des résultats des discussions et rapports tenus lors de l'Observatoire des prix de la veille. La date choisie du samedi n'était pas favorable selon un autre manifestant à une mobilisation.

C'est un revers pour l'organisation de syndicats qui n'avait déjà pas été suivie lors de l'appel au boycott des supermarchés de la place le mois dernier. Alors, fatalisme d'une partie de la population qui pense ne pas pouvoir agir sur les prix, comme l'envisage Salim Nahouda (CGT Ma) ou désaveu au regard du maigre résultat obtenu à l'issue de 44 jours d'un conflit, violent, pesant, qui a laissé des marques tant morales chez toutes les communautés de l'île qu'économiques ?

La Guadeloupe se pose les mêmes questions lors d'un nouvel appel à une grève du LKP, peu suivie jeudi dernier. Trois ans après les violentes émeutes aux Antilles, le quotidien le Monde cite un témoignage qui indique que, depuis, « si le prix de quelques produits a baissé, en revanche, les commerçants ne voulant pas réduire leur marge ont augmenté beaucoup d'autres articles de 50 à 75 %. De ce fait, le coût de la vie est encore plus élevé ». Mêmes causes et mêmes effets à Mayotte alors que le conflit n'était pas encore terminé.

Cette révolte d'octobre mahoraise aura en tout cas permis une mise en exergue des problèmes générés par les micro économies insulaires et par la dépendance des DOM vis à vis d'une métropole qui reproduit avec Mayotte les erreurs qui ont mené à la révolte aux Antilles, et cette année à La Réunion. La reproduction d'un schéma métropolitain calqué de manière identique sur ces DOM avec une méconnaissance, voire un mépris de leurs histoires propres, en est le principal vecteur.

Deux études détaillées (voir Malango « Une situation sociale explosive ») ont été remises vendredi 11 mai à l'Observatoire des prix pour décortiquer le système économique à Mayotte et pour analyser l'impact des coûts des transports sur les prix à la consommation. « Nous avons ainsi un panorama de la situation, mais n'en avons pas encore les réponses » commentait Salim Nahouda, le secrétaire général de la CGT Ma à l'issue de l'Observatoire. Il souhaitait donc que la pression soit maintenue pour obtenir des réponses en terme de pouvoir d'achat : « la priorité est que la grande distribution fournisse tous les éléments en sa possession » alors que ce ne fut pas le cas lors de cette dernière tenue de l'Observatoire des prix, selon l'avis général.

Si la pression de la rue attendue par l'Intersyndicale ne s'est donc pas exercée, le travail continue néanmoins ces rapports n'étant que provisoires, « les études définitives, enrichies des discussions avec syndicats et distributeurs seront publiées dans quelques semaines » selon Francis Nival. ■

MOUVEMENTS SOCIAUX - MANIFESTATION CONTRE LA VIE CHÈRE :"Les raisons d'un flop"
Boinali Saïd était là en observateur après l'annonce de sa candidature aux élections législatives

Annette LAFOND - Malango Actualité
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#Posté le dimanche 13 mai 2012 23:34

Modifié le lundi 14 mai 2012 00:29

COMMUNIQUE DE PRESSE - LÉGISLATIVES :"Inscription des candidats au premier tour"

La Préfecture de Mayotte communique sur les modalités d'inscription que devront respecter les nombreux candidats qui briguent les deux places d'accès à la députation.

COMMUNIQUE DE PRESSE - LÉGISLATIVES :"Inscription des candidats au premier tour"
Dans le cadre du 1er tour des élections législatives du 10 juin 2012, la déclaration de candidature devra être déposée personnellement par le candidat ou son remplaçant à la préfecture à Mamoudzou, au secrétariat de la direction de l'Immigration, de l'Intégration et de la Citoyenneté – Bureau des Élections, à partir du lundi 14 mai 2012 et jusqu'au vendredi 18 mai 2012.

Les déclarations seront reçues de 8 h à 12h et de 14h à 17h. Une permanence sera tenue le jeudi 17 mai 2012 (jour de l'Ascension) de 8h à 12h et le vendredi 18 mai de 8h à 12h et de 14h à 18h. La déclaration de candidature est établie sur papier libre en double exemplaire (modèle disponible en Préfecture).

Elle doit contenir les mentions suivantes :

- nom, prénoms, date et lieu de naissance, domicile, profession du candidat

- nom, prénoms, date et lieu de naissance, domicile, profession de la personne appelée à remplacer le candidat en cas de vacance de siège ;

- étiquette politique choisie ;

- désignation de la circonscription dans laquelle il est fait acte de candidature

- signature du candidat.

Si le candidat (ou son remplaçant) veut faire figurer un nom ou un prénom d'usage sur ses bulletins de vote, il doit également les mentionner sur sa déclaration.

La déclaration de candidature doit être accompagnée de l'acceptation écrite du remplaçant en double exemplaire (modèle disponible en Préfecture).

Le candidat et son remplaçant doivent joindre à la déclaration de candidature:

- soit une attestation d'inscription sur une liste électorale délivrée par le maire de la commune d'inscription dans les 30 jours précédant le dépôt de la candidature ; il n'est pas nécessaire que cette commune soit située sur la circonscription législative dans laquelle il est candidat ;

- soit la copie de la décision de justice ordonnant l'inscription de l'intéressé (l'original devant être présenté),

- soit, si le candidat ou son remplaçant ne sont inscrits sur aucune liste électorale, la carte nationale d'identité en cours de validité et un bulletin n° 3 du casier judiciaire délivré depuis moins de 3 mois.

Dans le cas où plusieurs candidats ou remplaçants se présentent à l'heure d'ouverture des services pour déposer leur candidature et à défaut d'accord entre eux, l'ordre de réception des déclarations de candidature sera déterminé par voie de tirage au sort. ■

Malango Actualité
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#Posté le dimanche 13 mai 2012 23:24

ENVIRONNEMENT :"Augmentation de la densité de chiens en divagation"

L'augmentation de la densité de chiens et de chats en état de divagation pose des problèmes de salubrité et de sécurité publique à Mayotte.

ENVIRONNEMENT :"Augmentation de la densité de chiens en divagation"
© A.L./Malango

Les mois de juin, de juillet et d'août correspondent à de nombreux départs définitifs et chaque année, un certain nombre de propriétaires irresponsables abandonnent ainsi leurs animaux de compagnie au moment de leur départ.

Ce comportement, qui est un délit punissable de 30.000 euros d'amende et de 2 ans d'emprisonnement, n'est pas sans conséquence.

A titre d'exemple, la rage, maladie mortelle, est présente dans certains pays voisins et une importation accidentelle du virus trouverait ainsi un terrain favorable de développement. Les attaques de chiens sur le bétail et la faune sauvage causent d'importants préjudices. En outre, l'abandon de ces animaux en fait une cible aisée favorisant certains actes de malveillance, telle que la maltraitance animale et la délinquance juvénile.

Des investigations seront désormais menées par la direction de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt afin d'identifier les propriétaires d'animaux abandonnés. Les auteurs de ces délits feront l'objet de procès verbaux transmis au Procureur de la République et les investigations seront relayées jusque sur le territoire métropolitain et les autres DOM/TOM.

Les propriétaires d'animaux qui n'ont pas la possibilité d'emmener leur animal au moment de leur départ peuvent prendre l'attache des associations de protection animale (Gueules d'Amour 0639 686300 ; APPAM 0639 691890). En outre il est rappelé qu'en toute circonstance, un animal domestique doit être identifié, il s'agit d'une formalité obligatoire à Mayotte tout comme sur le reste du territoire français.

Tout renseignement complémentaire peut être demandé au service de l'alimentation de la direction de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt au 0269611141 – alimentation.daaf@agriculture.gouv.fr.

Annette LAFOND - Malango Actualité
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#Posté le vendredi 11 mai 2012 00:14

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