
Après 5 mois sans avoir reçu leur bourse, les doctorants mahorais crient au secours. Il y a quelques jours, ils ont appris que le mandat effectué par le Conseil Général de MAYOTTE avait été rejeté.
Fahoulia MOHAMADI, doctorante en chimie à l'Université de PERPIGNAN, a alerté à plusieurs reprises le Conseil Général sur la situation des doctorants mahorais en Juin 2011 et fin Septembre 2011. Le problème provient du règlement des bourses de la DASU (Direction des Affaires Scolaires et Universitaires), qui considère un doctorant comme un étudiant en conditionnant la bourse doctorale à l'obtention d'une bourse du CROUS. Or, un doctorant ne perçoit pas de bourse du CROUS. Les doctorants mahorais ont demandé au Conseil Général de changer son règlement, mais sans succès jusqu'à présent.
"Alors plutôt que de changer le texte, la DASU a demandé une "dérogation" au Trésor Public et a mandaté 2 mois de bourse en Septembre. Les virements on été rejetés par le Trésor. Nous sommes à 5 mois sans bourse et dans une indifférence qui est plus que vexante. Aucune alternative n'est proposée. En parallèle, nous devons être présent au labo et assurer notre travail qui implique une équipe entière, notre laboratoire d'accueil et plusieurs collaborateurs", se plaint Fahoulia MOHAMADI. Ali MOUSSA, conseiller général de CHIRO?GUI et Président de la COBA (Commission des Bourses et des Aides) affirme que tout est fait pour résoudre le problème.
"Nous avons mandaté la bourse doctorale en Septembre, mais le Trésorier Payeur Général (TPG) a rejeté les règlements en raison de l'Article 10 de notre règlement intérieur. Le mouvement actuel de grève empêche beaucoup de choses, dont la tenue de la COBA. Ce Mercredi 9, nous présenterons le texte modifié, puis cela passera en Commission permanente avant d'être présenté au TPG dans les plus brefs délais. Je tiens à dire que, malgré la grève, les agents de la DASU travaillent afin de résoudre les problèmes des étudiants et doctorants mahorais."
Pour les doctorants qui aspirent pour certains à venir enseigner dans le futur Centre Universitaire de MAYOTTE, la pilule est difficile à avaler. Certains ont les banques et leurs bailleurs qui désirent toucher leurs échéances, alors qu'ils sont sans le sou et ne peuvent travailler sous peine de mettre en péril leur doctorat. Peut-être que si le Conseil Général change enfin ses textes, le TPG sera plus conciliant et versera les bourses aux doctorants. Mais ces derniers ne sont pas les seuls à vouloir être payés par le Conseil Général...
Mayottehebdo.com











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